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Central SynagogueSermon27 février 2026

Allocution à Central Synagogue (New York)

New York

Sermon prononcé en anglais à Central Synagogue, New York, le 27 février 2026, à l’invitation de la rabbin Angela Buchdahl. C’était Shabbat Zachor, la veille de Pourim, et Delphine Horvilleur revenait dans la synagogue où elle fut rabbin stagiaire dix-huit ans plus tôt. De la nostalgie au commandement paradoxal de la mémoire juive : se souvenir sans se laisser paralyser. Voici quelques extraits, traduits de l’anglais.

Extraits

« Souvenez-vous, mais ne soyez pas paralysés par la mémoire. »

Le cœur du sermon, sur le paradoxe de Shabbat Zachor

« La philosophie de la mémoire juive tient dans ce paradoxe : se souvenir et oublier en même temps. N’oubliez pas ce qui s’est passé, mais faites en sorte que cela ne vous empêche pas d’être chai, pleinement vivant. »

Sur le double commandement lu à Shabbat Zachor (Deutéronome 25)

« Le judaïsme américain ne consistait pas à bâtir des murs solides, mais à ouvrir des fenêtres et des portes, dans une alliance forte et une pleine confiance envers le monde extérieur. »

Sur l’écart avec le judaïsme européen de la méfiance

« C’est comme si nous nous étions soudain rapprochés, depuis des directions opposées, ayant désespérément besoin de l’expérience de l’autre. »

Sur les Juifs d’Europe et d’Amérique, après ces dernières années

« Chaque fois qu’on me demandait de parler de l’antisémitisme, j’entendais ces mots : oh, cela ne pourrait jamais arriver ici, en Amérique. »

New York, il y a dix-huit ans

« Puissions-nous ne jamais oublier que, des deux côtés de l’océan et ensemble, nous pouvons être à la fois nostalgiques et pleins d’espoir. »

La bénédiction finale